Introduction

Il est une chose qui restera étrangère à tout jamais à l’homme. Une chose qu’il ne possédera jamais. Une chose qu’il n’arrivera jamais à maitriser. Cette « chose » à la fois si belle et si effrayante, peut tour à tour faire de nous des esclaves, ou des bourreaux.

Bien des livres, bien des auteurs, à travers les temps ont essayé de parler de l’amour. Tout a été dit ou presque. Tout a été vu, entendu, vécu... Mais la vérité est que... ce que nous ressentons nous emprisonne.

Nous n’avons pas été fait pour aimer, car l’amour doit être inconditionnel. Il ne doit servir qu’à aimer d’avantage. Il doit être cette source qui se déverse sans compter dans notre cœur, nos racines et notre âme, et qui fait pousser les fleurs comme une caresse.

Oublier ce qu’est l’amour, même l’espace d’un instant, signifie renoncer au paradis. Il fait alors de nous un esclave, un fou, un simple mortel là où il aurait pu nous faire pousser des ailes.

Il sera alors notre tombeau. Qui a dit « fontaine je ne boirais jamais de ton eau »?

Que nous soyons prêtre, enfant, difforme, ou personne, nous avons le seul et unique devoir de nous abreuver à cette source intarissable.

Elle seule, peut donner un sens à toute une vie, quelque soit l’endroit où celle-ci a débutée Elle seule, peut faire tout chavirer comme si rien n’avait jamais exister.

Et si un prêtre avait le droit d’aimer. Et si une « étrangère » avait le droit d’aimer. Et si un monstre existait, aurait-il le droit d’aimer....

 

« Je veux qu’on m’aime ! Hélas ! L’apparence se vend,

Des âmes au marché, cela se voit souvent,

Mais la réalité d’un coeur, ce diadème,

Ce sommet, cet olympe, être aimé, non pas même

Avec le don d’un astre on ne l’achète pas ! »

AMOREM AD CARCEREM, s’il faut le vivre, qu’il en soit ainsi.