Note d’intention

 

C’est ma deuxième rencontre avec cette grande dame de la chanson. Une nouvelle création nécessaire pour tenter de mettre en lumière une partie plus intime d’Edith Piaf. Avec ce spectacle, nous allons tenter de nous approcher plus près du caractère singulier qui a permis à cette petite chanteuse des rues de gravir tous les échelons qui vont  la mener à la gloire.

Ce n’est pas en premier lieu sa carrière époustouflante qui m’intéresse dans ce spectacle mais la personnalité de cette femme hors du commun, l’intime.

Retracer son parcours comme si nous étions dans la mémoire même de Piaf, comme si elle-même se souvenait des rencontres marquantes de son existence, qu’elles soient du domaine personnel ou professionnel.

 

Une question s’est imposée à moi : comment une femme ayant vécu tant de bouleversements a-t-elle pu garder jusqu’à la fin cette sorte d’appétit de vivre inébranlable ?

Voilà où est l’exception : là où la plupart d’entre nous seraient tombés dans le plus profond désespoir, aurait succombé sous les coups du destin, Edith Piaf a toujours su non seulement se remettre debout et repartir mais être également le moteur capable de relever les autres et de les emmener vers le haut.

La force de caractère d’un côté, et un cœur énorme de l’autre, capable se laisser apitoyer, capable de croire en l’amour, en la vie, malgré tout.

Toucher cette de philosophie de la vie qu’elle portait au plus profond d’elle-même et l’exposer sur scène comme une source de consolation.

Piaf est une véritable héroïne à la fois du quotidien et du grandiose

Chaque épreuve la rendait plus forte sans la rendre plus dure, mais sans amertume, sans lui faire perdre son rire tonitruant, sans lui ôter sa sensibilité à fleur de peau.

 

 

Note de l’auteur

 

Lorsque Rubia Matignon m’a commandé ce texte, elle m’a tout de suite indiqué dans quel axe elle voulait travailler. L’idée était de partir de l’histoire d’amour entre Edith Piaf et Marcel Cerdan pour irradier toute la vie de Piaf à partir de cette histoire

Le noyau de l’action était donc cette histoire d’amour folle. Mais il n’était pas question pour Rubia de tenter d’incarner réellement Edith Piaf, Marcel Cerdan et les autres personnages important de la vie de la chanteuse. Comme disait Cocteau : « Il n’y a qu’une Edith Piaf, il n’y en aura jamais d’autre. »

Utiliser alors un des subterfuges dont le théâtre est riche. Utiliser le système du théâtre dans le théâtre. Montrer en direct la transformation des interprètes

Partir de notre époque, mais pas dans n’importe quel lieu, dans les lieux mêmes où s’est construite cette histoire d’amour, New York, l’Hôtel Astoria et surtout le cabaret Le Versailles où Piaf chantait lorsque Marcel Cerdan lui parla pour la première fois.

Au premier plan, une structure chronologique qui suit le déroulement de l’histoire d’amour entre Piaf et Cerdan de la première rencontre au championnat monde jusqu’à la disparition du boxeur. Mais sur un deuxième plan, construire le récit en tirant le fil de la mémoire et des confidences, un fil qui se moque bien de la chronologie, mais qui, de façon naturelle, entre deux êtres qui se découvrent, va de plus en plus profondément dans l’intime.

Le spectacle a finalement été construit sur le plan d’une banale histoire de deux êtres qui se découvrent peu à peu, jour après jour, et qui, jour après jour, confient à l’autre une part toujours plus grande de l’intime, du passé, des blessures et des joies.

Finalement, le ton du spectacle est léger, joyeux, et drames et larmes sont laissés aux chansons.

 

Bruno Fougniès

 

 

Rubia Matignon

 

Comédienne, elle suit l’enseignement du Conservatoire de Genève et des Cours Florent. Elle est formée au masque (Stephano Scribani) et au chant (Anne Garcenot).

Rubia Matignon travaille notamment avec Jean-Pierre Vincent, Stéphanie Loïc, Christian Benedetti, François Veyret pour le théâtre ; avec Anne-Marie Melville au cinéma dans « Le reflet du miroir » 1987 et avec Frédéric Mitterrand à la télévision (Festival de Cinéma Européen).

Elle joue entre autres dans  Polyeucte  de Corneille (rôle de Stratonice) mise en scène Thierry Harcourt, dans Le chien du jardinier de Lope de Vega, mise en scène Hervé Petit, au théâtre de l’Opprimé et en tournée.

Elle collabore avec Thierry Harcourt à la mise en scène de L’Air de Paris au Théâtre Comedia, Tristan et Yseult  à l’Espace Pierre Cardin et Shopping and Fucking au Théâtre de la Pépinière Opéra.

Ses principales mises en scène sont : Le livre Blanc de Jean Cocteau à l’Espace Pierre CardinEt si on chantait à l’Espace Pierre Cardin et au Théâtre Daunou, Jacques Brel, Charles Trenet, Georges Brassens à l’Opéra de Massy, Piaf, une vie en Rose et Noir aux Théâtre du Gymnase, Théâtre Dejazet, Théâtre Marigny (nominé aux Molières 2006), Les Démons de l’Archange d’Anthony Kavanagh au Grand Rex, Jo et Joséphine création au Théâtre Princesse Grace de Monaco repris à Paris en 2008 (Aurélie Konaté nominée aux Marius 2008 pour la meilleure interprétation féminine), Tismée – La Métisse à l’Européen, au Théâtre de la Reine Blanche, au Festival d’Avignon Off 2010 Théâtre des Carmes – André Benedetto (Premier prix Art et Culture des DiaspAura 2O1O)., Exodus 47 de Gérard Layani à l’Espace Rachi, Opus 53 au Théâtre Dejazet, Noces de sang de F. G. Lorca au Théâtre de Ménilmontant.

 

Bruno Fougniès, auteur

 

Après des études supérieures en mathématique à l’université de Jussieu, il se passionne pour la scène et devient élève de Luc Charpentier, de Christian Benedetti, d’Adel Akim et de Maryse Aubert. Il écrit alors pour le théâtre. En 2002, adaptation de « Le livre blanc » de J. Cocteau, pièce mise en scène par Rubia Matignon à l’Espace Pierre Cardin. Auteur de « La Bombe » mise en scène par Olivier Hamel au Théâtre de la Tempête. Auteur du spectacle musical « Tismée », Théâtre des Carmes – André Benedetto  au festival d’Avignon Off 2010.

La pièce « Maintenant… Crache » est éditée aux Editions de la Rue Nantaise. Il a été dernièrement comédien dans « Opus 53 » au Théâtre Dejazet et « Noces de sang » de F. G. Lorca au théâtre de Ménilmontant (pièce reprise en 2015).

 

Fabienne Grange, chant, comédienne

Passionnée par les Arts en général et le chant en particulier, Fabienne étudie le solfège et le chant au sein de plusieurs écoles de musique. C'est à l'âge de 16 ans qu'elle approfondie son apprentissage auprès de Paul Pérez qui lui délivre des cours particuliers de chant. La maîtrise de la technique vocale l'habite, la fascine au point de compléter sa formation auprès d'ORL et de phoniatres comme les professeurs Roch Jean Blaise et Dechassey.

Fabienne suit parallèlement l'enseignement d'Anne Morillon chanteuse lyrique à l'Opéra de Lyon.

Intermittente du spectacle depuis 2001, Fabienne pratique son art au quotidien tout en poursuivant sa recherche sur la voix par le truchement du Psy art, une démarche amenant le chanteur à s'oublier afin de laisser s'exprimer pleinement sa force d’interprétation et d’expression.

 

Stéphane Saura, chant, comédien

 

Depuis 20 ans, Stéphane Saura arpente les scènes musicales.

Chanteur et musicien, il a suivi une formation à l’Ecole de percussions du passage de l’Argue, Lyon, et a été formé aux techniques du chant et du chant lyrique par Sylvie Brignonne-Maligot.

Passionné de Jazz, il forme un groupe qui se produit depuis 2007, le « Stéphane Saura Trio ».

Il est également chanteur du groupe « Jugando, Tribute to Carlos Santana » qui se produit en France.

Mais c’est avec la variété internationale et le rock qu’il a parcouru une partie de l’Europe : Suisse, Angleterre et Belgique en tant que chanteur lead de différents orchestres.

Depuis 2007, il est aussi comédien et chanteur dans le spectacle « Inédith Piaf », à l’affiche à la Comédie de Lyon jusqu’en 2014.

 

Richard Posselt, piano et accordéon

 

Richard est attiré dès son plus jeune âge par la batterie. 

A sept ans, il préfère l'apprentissage des claviers électroniques, pour finalement étudier le piano classique aux côtés de Jacques Locks.

Plus tard, au conservatoire de Strasbourg, il fréquentera parallèlement le département jazz de Bernard Struber et la classe de clavecin d'Agnès Candau.

Il se passionne ensuite pour le piano à bretelles et fréquente le Centre International de Musique et d'Accordéon de Jacques Mornet.

Il exerce depuis 1997 le métier de musicien (polyinstrumentiste) en France comme à l'étranger (Russie, Québec, Angleterre, Espagne, Maroc, Turquie, Belgique, Luxembourg, Suisse, Allemagne).

Il a collaboré avec Cécile Solin (Chanson), Jean-Louis Daulne, Manon et Lou, Sonando (Salsa), Seine Déménage (Jazz-Fusion), Rose-Mary Lou (Country), That's All (Blues)...

Actuellement en tournée avec Benoît Dorémus pour la sortie de son deuxième album "2020" (EMI), il accompagne également sur scène comme en studio des artistes tel que Swann Ménigot, Tom Nardone, les Musiciens du Choeur…

 

Salvatore Staropoli, contrebasse

Après une formation musicale classique et jazz à l'ENM de Villeurbanne, il participe depuis 1991 à des projets musicaux très variés (jazz, musique du monde et chanson) au sein de différents groupes : Trilogia (jazz), La Tribu hérisson (musique improvisée), Asticot palace (chanson trip-hop), Les becs bien zen (chanson), Eléalumé (chanson), JFC trio (Brassens), Ahinama (salsa).

Salvatore remporte avec Les Martine City Queen, le Prix Nescafé en 1999, tremplin des Francofolies de la Rochelle.

Il a participé à l'enregistrement de plusieurs disques et est actuellement contrebassiste au sein des groupes Les becs bien zen et Ahinama.

Par ailleurs, Salvatore accompagne l'atelier jazz à l'école de Musique de Givors.

 

Extraits de presse sur les spectacles de Rubia Matignon.

 

Et si on chantait ?

« Et si on chantait ? est l’occasion d’assister à une comédie musicale constituant un bel hymne à la chanson française »  Dan Renier / Regard en Coulisses

 

« Un spectacle tonique ! » A. G. / Le Figaroscope

 

« On est sous le charme, séduit par ces chansons qui sont aussi notre histoire. La mise en scène, signée par Rubia Matignon joue la tradition avec légèreté. » Agnès Dalbard / Le Parisien Dimanche

 

Jo et Joséphine

« Tous les ingrédients nécessaires à un spectacle grand public qui permettra à chacun d’y trouver son compte » Sébastien Mounier / Etat-critique.com

 

« La mise en scène de Rubia Matignon semble élargir aux dimensions des grandes revues, le plateau du Théâtre Daunou » Bertrand Dicale / Le Figaro

 

Le Livre Blanc

« Avec une sobriété qui n’exclue pas une belle imagination, Rubia Matignon a su mettre ce texte en scène avec une grande finesse, en conservant son double aspect combatif et fantasmagorique. Musiques, chants et danses rappellent le génie protéiforme de Cocteau. » Philippe Escalier / Garçon Magazine

 

Piaf une vie en rose et noir

« Tout le génie de ces quatre-là a donné naissance à une belle approche de la vie d’Edith Piaf. A voir et à entendre, à chialer aussi. » Le Républicain Lorrain

« Une première version de Piaf, une vie en rose et noir était née en 2004. Cinq théâtres parisiens, une tournée dans toute la France, une nomination aux Molières, le spectacle séduit par sa texture tendre et par ses hautes qualités musicales. » Armelle Héliot / Le Figaro

« Une pièce musicale pleine de charme sur la vie tumultueuse de l'artiste… entre scènes de théâtre et récital de chansons. Quelques minutes après la fin de la pièce, saluée par une belle ovation, Georges Moustaki avait les yeux encore embués de larmes. « Ce que j'ai vu m'a beaucoup touché, avouait le chanteur. Piaf fait partie de ceux à qui je pense tous les jours. Il y avait Piaf et les autres : elle était inclassable en tant qu'artiste et en tant qu'individu. » Plus loin, la comédienne Ginette Garcin s'enthousiasmait. « Cela fait cinq fois que je vois ce spectacle », s'exclamait-elle, émerveillée comme une petite fille. » Catherine Balle / Le Parisien

« Nommée aux Molières en 2006, « Piaf, une vie en rose et noir » a été jouée avec succès en France, mais aussi au Québec, en Italie, en Grèce, au Liban, à Dubaï, à Doha, à Tahiti, à Nouméa, en Russie » le Blogtvnews

« Créé à Paris en 2005, où il sera de nouveau présenté du 20 décembre au 6 janvier au Cirque d'hiver, ce spectacle rencontre, depuis, un succès que Nathalie Lhermitte n'aurait jamais imaginé. « Nous en sommes à déjà plus de quatre cents représentations, en France mais aussi à l'étranger puisque nous l'avons joué au Japon, au Canada, et qu'il y a un projet de tournée aux États-Unis.» Philippe Robin / L'union l'Ardennais

« Le concept de ce spectacle est inédit et novateur. » comme au Cinéma.com

Tismée

 « Tismée ne peut pas être considéré comme une comédie chantée, ni une pièce de théâtre, ni un concert, mais plutôt un mélange de ces trois genres. Il s’agit d’un conte musical sur fond de road-movie. » France Soir

« Petit bijou qui ne restera pas longtemps ignoré du grand public, lequel ressort heureux et fier de ce vibrant hommage à la nature humain » Regarts.org