Spectacle Musical Le CABARET LA CHATTE BLEUE AU THEATRE CLAVEL

SYNOPSIS


Cabaret La Chatte Bleue, Paris, l’entre-deux-guerres, Anthéa Washington, meneuse de revue psychopathe, s’éprend de ses partenaires et les tue.
Elle auditionne son nouveau partenaire et ne se doute pas qu’elle engage Marcel Richard, agent infiltré venu mener l’enquête.
Anthéa suit son plan habituel, façonne, séduit et propulse Marcel avant de tenter de l’assassiner. Mais au contact de Marcel, sa mécanique meurtrière s’enraye. Elle découvre l’amour et sombre dans l’impuissance criminelle.
Marcel courtise Anthéa par nécessité professionnelle pour, finalement, se prendre au jeu de l’amour et découvrir sa passion pour le music-hall.
Valentin le déjanté, âme damnée d’Anthéa et artiste à la Chatte Bleue, ne supporte pas l’impuissance de sa complice et les sentiments qui la lient peu à peu à Marcel. Jaloux, il tentera de la tuer. Mais Marcel l’en empêchera en l’assassinant pour vivre enfin, près d’Anthéa, sa vie d’artiste assassin.

NOTE D’INTENTION

Je suis un petit garçon, entre les deux guerres, qui court, comme un fou, dans Paris, fuyant je ne sais quelle menace. Je me réveille et j’aime ce rêve, je m’y accroche. Alors il revient sans cesse.
Je regarde ma mère essuyant sa collection de couteaux de cuisine en chantant Mistinguett. Impressionnant.
J’écoute en boucle ce disque de Ray Ventura avec toute cette gaîté qui m’inquiète. Je m’entraîne aux claquettes. Je me réfugie au grenier, théâtre de fortune, cabaret silencieux, enfin épargné par la réalité.
C’est chargé de toutes ces images d’enfance que j’ai écrit cette comédie, fait vivre ce lieu, La Chatte Bleue.
Un cabaret, un espace clos aux lumières artificielles comme une camisole pailletée.
Le théâtre dans le théâtre, scène, coulisses, tout se mélange.
Et puis il y a Anthéa, cette femme arachnéenne, meneuse de revue et d’hommes, harnachée comme un oiseau de proie et de paradis, petite fille âgée abandonnée au cœur de l’artifice et de la flamboyance, guettant « lui », l’autre comme un objet que l’on s’approprie et que l’on plie.
«On vient!» De dehors, de la rue, il arrive comme un intrus, ce flic masqué avec son regard, ses questions, tout juste bon à chanter et se taire. Marcel, un chien dans un jeu de quilles. Celui que l’on n’attendait pas, la rencontre qui bouleverse les plans et le reste, celui qui vous cueille et se fait cueillir, qui se prend à son propre jeu, victime de sa couverture.
« Et lui sur l’échelle ? » C’est Valentin Le Déjanté, le polymorphe, la face nord d’Anthéa, l’âme de la Chatte Bleue. Il ne parle pas, il chante. Il ne bouge pas, il danse. Il est dans l’air. Existe-t-il vraiment ?
Enfin, la musique, celle de Paris bientôt envahi. Cette musique faussement légère et doucement grave. Les chansons où les personnages se racontent et les duos où l’on ose tout.
La musique pour entendre ce qui n’est pas dit.

NOTE DE MISE EN SCÈNE

Pour décor une Tour Eiffel lumineuse, cachant une double échelle, dont le premier étage s’ouvre en deux portes battantes.
C’est un passage entre deux mondes, une porte donnant sur l’extérieur et l’intérieur, sur la scène et les coulisses, l’entrée des artistes, l’entrée dans l’arène. Le théâtre dans le théâtre. La Tour Eiffel pour les lumières de la ville, comme un réverbère bijou.
Une échelle pour atteindre, rejoindre, se réfugier, dominer et épier.
C’est autour de cet élément unique que les acteurs feront exister les situations, leurs personnages et le cabaret de La Chatte Bleue comme un cinquième partenaire.
À jardin, se tient un piano à tout faire, orchestre, boîte à musique, appui de fortune.
Nous sommes dans l’antre d’Anthéa, la tanière de Valentin, les deux locataires d’un même cerveau.
Les années trente, Paris entre deux souffrances.
L’éclairage jouera tantôt avec les codes du music-hall (poursuite, cercles lumineux resserrés sur les artistes, échelle scintillante) tantôt avec ceux des films policiers en noir et blanc (clair obscur, ombres portées, lumière latérale).
La mise en scène et la direction d’acteur tenteront de répondre à la question suivante : Comment passer avec fluidité et pertinence d’un langage à l’autre, de la parole qui croit tout dire pour mieux nous tromper, à la musique où l’inconscient des personnages s’exprime et à la danse qui transforme l’espace, où les pulsions se libèrent ?

MUSIQUE

La Chatte Bleue rend hommage à la musique des années 30 et 40, celle de Paris, Berlin, Vienne et New-York.
Au delà des grands tubes comme « J’ai deux amours », « Qu’est ce qu’on attend pour être heureux », « Heure exquise », « Que reste-t-il de nos amours », ce spectacle fera revivre des titres plus inattendus comme « Je ne t’aime pas » de Kurt Weill, « I’ll build a stairway to paradise » de Gershwin et quelques compositions contemporaines de Nicolas Takov.

Ecriture, mise en scène et costumes
GUILLAUME OLLIVIER BERNO
Musique
NIKOLA TAKOV
Scénographie
PASCAL CROSNIER
Chorégraphie
OGUN JACORAU
Création lumière
CAMILLE POZE
Photographie
FREDERIC RENAUD / MARIUS
Avec
NADINE GIRARD JEAN-LUC VOYEUX FREDY RENAUD NIKOLA TAKOV
Durée 1h20

BIOGRAPHIES
GUILLAUME OLLIVIER BERNO

Enfant il joue régulièrement au sein de la compagnie Catherine Brieux.
Il continue sa formation d’acteur avec Robin Renucci à l’Atelier Ecole Charles Dullin puis à l’Ecole de la Rue Blanche. Il joue en autre dans les Troyennes d’Euripide, le Cercle de Craie Caucasien de Brecht, Preparadise Sorry Now de Fassbinder, Louison d’Alfred de Musset et Andromaque au CDN de Reims.
Parallèlement à sa carrière de comédien, il poursuit sa formation vocale et musicale au CNR de Boulogne-Billancourt et Rueil-Malmaison. Il chante dans Sémélé de Haendel, Didon et Énée de Purcel, les Requiem de Mozart et Schuman, Aucassin et Nicolette de Paul Le Flem, le docteur Miracle et la Maison du Docteur de Bizet Cosi Fan Tutte de Mozart, Pierre la tignasse de Bruno Bianchi, Adventlied de Schuman. Tereza Berganza le choisit pour sa master class sur Carmen.
Marie Laforêt l’engage dans Master Class mis en scène par Didier Long au Théâtre Antoine.
Il co-met en scène et chante dans des spectacles musicaux comme Le Paris des années folles, En badinant avec l’amour, Pastichio, L’Amour de Mozart à Léhàr.

NIKOLA TAKOV

Pianiste et compositeur né à Plovdiv (Bulgarie), Nikola Takov obtient un 1er Prix de Piano et de Direction de Chœur à l'Académie Nationale de Musique de Sofia. A Paris, il décroche un 1er Prix à l'unanimité de chant grégorien et direction de chœur grégorien au CNSM, ainsi que le diplôme d’études supérieures de direction d’orchestre à l'École Normale de Musique de Paris.
Chef de chant et fidèle collaborateur de Nicole
Fallien, Nikola Takov a également travaillé avec
des chefs d’orchestres comme Sir Colin Davis, Daniel Gatti, Ricardo Mutti. Actuellement accompagnateur au Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris, il se produit parallèlement en récital avec Vivica Ganaux, Véronique Dietschy, Orlin Anastassov, Nadia Vezzu.
Il poursuit sa carrière de pianiste accompagnateur dans des productions telles que Cosi fan tutte (Compagnie Thésaurus, mise en scène Maria Cristina Madau), Le Bourgeois gentilhomme (Comédie Française, mise en scène JP Benoît), Don Juan (TNS, mise en scène Julie Brochen).

PASCAL CROSNIER

Pascal Crosnier a été formé à l’Ecole Boulle en formation continue et au CFPTS à Bagnolet.
Il est auteur, scénographe et constructeur d’une installation plastique et sonore La Voie de François. Pascal Crosnier travaille à la scénographie de Sermons Joyeux de Jean-Pierre Siméon dont il assure la mise en scène, Les petites amoureuses de Monsieur Jean de Léo Pajon, Le Roland de Hédi Tillette de Clermont Tonnerre, Phèdre de Sénèque, Bonjour et où sont les mamans de Claude Ponti, La Cabale des dévots de Mihaïl Bougalkov, Le grandiosso Modesto cabaret de Léo Pajon, 1,1g d’inquiétude de Sylvain Bruchon.
En tant que comédien, il a été dirigé par Elisabeth Chailloux, Philippe Adrien et Laure Mandraud.
Pascal Crosnier a été assistant à la mise en scène de Hédi Tillette de Clermont Tonnerre, d’Elisabeth Chailloux, d’Adel Hakim et de David Stulzman.

OGUN JACORAU

Originaire de l’île de la Réunion, il suit le cursus de formation du CNR de musique et de danse et danse avec les compagnies Julienne Salvat, Torres Limited et Yun Chane.
A Paris, il obtient le diplôme d’Etat d’enseignement de la danse aux RIDC et enseigne dans divers Conservatoires de la région parisienne.
Il crée en 2006 Agora présenté au Mas de la Danse, puis au Local invité par Claire Demonclin. En 2007, il participe à la nouvelle création de Dominique Dupuy « Le Regard par-dessus le col » au Théâtre National de Chaillot.
En 2008, sa compagnie Rhizomes d’Archipel est en résidence, invitée par Odile Cougoule, aux Lundis de la Danse. En 2013, dans le cadre de la Semaine d’Art Contemporain au centre culturel d’Igny, il crée Data Hypercomplexe.

NADINE GIRARD

Elle commence sa formation de comédienne à l’Université du Québec à Montréal et la poursuit en France auprès de Claude Mathieu. Au théâtre, elle joue Molière, Durringer, Feydeau, Melquiot et alterne matinées classiques et tournées à l’étranger. Elle tourne dans différents courts-métrages, apparaît dans quelques films et téléfilms, fait de l’improvisation, pratique le kathakali et poursuit sa formation en chant lyrique. On l’entend au cinéma et à la télévision notamment dans Grey’s Anatomy,Weeds, Desperate Housewives, Mad Men, Jack & Bobby, Les Contes de Terremer, Nausicaa de la vallée du vent... ainsi que dans des publicités.

FREDY RENAUD
JEAN-LUC VOYEUX

Il suit les enseignements de Michel
Granvale et de Jean Darnel et poursuit sa formation à l’Atelier international de théâtre Blanche Saland & Paul Weaver. Il joue Feydeau, Marivaux, Shakespeare, Molière, Lagarce, Melquiot, Garcia. Il a fait partie du chœur Icône pendant trois ans et a chanté à l’Eglise de la Madeleine avec le Chœur de la Ville, dirigé par Agnès Stocchetti. Il tourne dans des courts-métrages et se forme en danse avec Julie Schepens au Studio Harmonic. Il est aussi assistant à la mise en scène et intervient comme professeur de théâtre pour
enfants dans la Compagnie Théâtre Prévand.
In Love dirigée par Elisa
A 18 ans, il débute dans Night and day d’après les textes de Harold Pinter sous la direction de Jean-Louis Gonfalone. En 1996, il met en scène, chante et joue dans la revue musicale The Twilight Zone Show à l’Auditorium des Halles (Paris.) En 2003 et 2009, il monte deux nouvelles revues au sein de TF1 dont Qui a tué Pélagie Rosier, participe en tant que danseur au spectacle de Marie-France à la Foire de Paris. En 2011, il collabore à la création du Sushi Feta Show, cabaret de rue joué en Grèce. En 2015, il danse, chante et joue avec Les Caramels Fous dans leur succès «Il était une fois complètement à l’Ouest » au Théâtre du Dejazet. Autodidacte, il se perfectionne en modern jazz auprès d’Amadéo et en danse contemporaine au RIDC.